Périphlébite de la rétine

La périphlébite de la rétine est une altération de la paroi veineuse, observable à l’ophtalmoscope. On la rencontre au cours de différentes affections.

Périphlébite infectieuse de la rétine

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Elle se manifeste le plus souvent sur les gros troncs veineux. A partir de la papille et sur toute leur étendue, les veines apparaissent cernées d’un halo blanc, évidemment inflammatoire.

C’est la manifestation d’un état infectieux, accompagné de bacillémie.

La périphlébite s’observe au cours des septicémies à allure torpide qui s’installent à l’occasion d’une infection amygdalinienne, dentaire, cutanée ; elle fait partie du tableau de l’uvéite récidivante à hypopyon. On la voit aussi dans la maladie de Besnier-Boeck.

Si l’on assiste à l’installation de la périphlébite, dans le cas d’infection particulièrement torpide, on peut voir en endroit, sur le trajet d’une veine déjà entourée d’un halo, un nodule blanchâtre, cotonneux, comparable à un bouton récent de choroïdite, envelopper la veine et la voiler.

Une fois l’affection évoluée, on voit en cet endroit la veine repliée sur elle-même, enveloppée d’un voile dense de rétinite proliférante.

Ailleurs, sur la papille et dans la région maculaire, un voile ténu de rétinite proliférante masque à peine les vaisseaux, tandis que d’autres veines demeurent cernées d’un trait blanc et se perdent, à extrême périphérie du champ de la rétine, dans un foyer blanchâtre, diffus, de rétinite proliférante.

Dans certains cas, la périphlébite est associée à la périartérite. Artères et veine, à partir de la papille, apparaissent cernées d’un halo inflammatoire.

Cette forme, qui aboutit à la cécité, peut s’observer dans des états infectieux divers.

Périphlébite tuberculeuse de la rétine

Cette forme de périphlébite s’observe le plus souvent sur les branches périphériques. Elle constitue, par elle-même, une véritable entité anatomo-clinique.

Elle est le plus souvent de nature tuberculeuse et elle représente le substratum anatomique le plus habituel des hémorragies récidivantes rétino-vitréennes.

On l’observe parfois chez des tuberculeux avérés, atteints de tuberculose pulmonaire en évolution mais, le plus souvent, elle observe chez des sujets apparemment bien portants et chez qui aucune manifestation tuberculose n’apparaîtra au cours des années.

L’examen général ne parvient pas toujours à affirmer la nature tuberculeuse. Il est probable que la tuberculose ne représente pas l’unique étiologie.

La thrombo-angéite oblitérante a été invoquée par Marchesani. Il est possible que, dans certains cas, la périphlébite soit la manifestation d’une infection latente que l’examen général ne parvient pas toujours à déceler.

La périphlébite, par elle-même, ne s’accompagne d’aucun trouble visuel. On la découvre le plus souvent à la faveur d’un examen systématique de l’œil prétendu sain, chez un malade qui a présenté, du côté opposé, des hémorragies récidivantes du vitré.

Hémorragies récidivantes du vitré

Hémorragies récidivantes du vitré

Encore faut-il dilater la pupille au maximum car les lésions n’existent souvent qu’à la périphérie du champ de la rétine sur les petites veines.

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