Mise en place et soins de l’œil artificiel

L’œil artificiel présente dans sa conformation, certaines particularités qui permettent  de distinguer immédiatement l’œil droit et l’œil gauche.

Date d’application de la prothèse

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Après énucléation, une pièce provisoire peut être placée dès le 8e jour.

Après exentération avec inclusion de bille de verre ou après amputation du segment antérieur, un chémosis s’installe, qui dure une quinzaine de jours.

Chémosis

Chémosis

Il est bon d’en attendre la résorption, qui peut être hâtée par l’application d’un conformateur.

Mise en place de l’œil artificiel

Sur la face convexe, à droite et à gauche de la cornée, des vaisseaux figurés indiquent l’axe horizontal. La partie du blanc de l’œil est plus courte que la partie temporale.

Sur la moitié supérieure de la pièce, qui occupera le sac conjonctival supérieur, une encoche est ménagée, correspondant à l’angle supéro-interne de l’orbite.

Introduction de l’œil artificiel

L’œil étant ainsi orienté, on le prend dans le sens de son grand diamètre, entre le pouce et l’index de la main droite, la main gauche restant libre pour mobiliser les paupières et on pousse la pièce de bas en haut sous la paupière supérieure, où le pouce la maintient tandis que la paupière inférieure se remet en place.

On demande au malade de regarder en bas au moment où on introduit la pièce sous la paupière inférieure.

Le malade doit apprendre lui-même à enlever et à remettre en place l’œil artificiel. Il est bon de le faire assis, la tête penchée en avant sur une table garnie d’une serviette, pour ne pas risquer de briser la pièce, si elle est en émail.

Extraction de l’œil artificiel

On peut le faire avec les doigts, l’index de la main droite pressant sur la paupière inférieure. Il est mieux de se servir d’un petit crochet.

Le malade regarde en haut, tandis qu’on dégage le bord inférieur. On attire alors le bord inférieur de la pièce en avant, tandis que le pouce abaisse la paupière inférieure et que le malade regarde en bas ; la pièce glisse dans la main de l’opérateur.

Soins à donner à l’œil artificiel

Un œil bien conformé et bien adapté ne cause ni douleur, nu gêne ; il peut rester en place jour et nuit. On doit recommander :

D’enlever l’œil une fois par jour, pour le nettoyer ;

De la ver la cavité conjonctivale avec de l’eau bouillie légèrement salée.

Si la prothèse oculaire est défectueuse, elle peut entraîner de graves inconvénients :

Une pièce en émail trop ancienne provoque une sécrétion abondante et du larmoiement ; il faut la remplacer.

Une pièce peut être trop grosse. Les mêmes inconvénients se produisent, accompagnés parfois de douleurs, dues à la compression du nerf nasal.

Port de verres correcteurs

Il est possible, dans une mesure appréciable, de parer aux imperfections que la prothèse ne corrige pas.

Le port de verres correcteurs

Le port de verres correcteurs

Si les yeux ne sont pas au même niveau (dans le cas de grand traumatisme orbitaire), le port de lunettes munies d’un verre prismatique peut atténuer la dénivellation.

De larges montures suffisent à masquer un creux orbito-palpébral disgracieux.

Un œil artificiel peut être placé au-devant d’un globe atrophique à la condition que la cornée ait perdu toute sensibilité.

On ne saurait apporter trop de soin à la prothèse oculaire. La qualité d’un œil artificiel dépend avant tout de sa mobilité.

C’est pourquoi les opérations conservatrices doivent être préférées à l’énucléation de l’œil. C’est les inclusions dans la capsule de Tenon, après énucléation, doivent être perfectionnées.

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