Les deux formes de la paralysie oculaire

La paralysie oculaire se présente aussi sous forme d’un syndrome paralytique bien déterminé et comme symptôme isolé.

Syndrome paralytique bien déterminé

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La paralysie oculaire se présente sous forme d’un syndrome paralytique bien déterminé : syndrome de la fente sphénoïdale, syndrome de l’apex.

Syndrome de l'apex

Syndrome de l’apex

Ce syndrome d’emblée, a par lui-même une valeur localisatrice. Il s’agit alors de déterminer la nature de la lésion causale.

C’est ainsi qu’un syndrome de la fente sphénoïdale fait penser d’abord à la syphilis et invite  à examiner les réactions sérologiques.

Mais il faut penser aussi à une tumeur de voisinage. Il invite ainsi à interroger le champ visuel et l’état du nerf optique (méningiome de la petite aile, tumeur propagée du chiasma), à pratiquer des radiographies du crâne, de la fente sphénoïdale (ostéopériostite), à rechercher les signes d’une tumeurs de voisinage, propagée à la base du crâne.

Symptôme isolé

La paralysie oculaire se présente comme symptôme isolé. La question se pose de l’étiologie. Le problème à résoudre est alors parfois extrêmement délicat.

Syphilis

Il faut penser avant tout à la syphilis et se rappeler l’axiome de Fournier : La grande cause des paralysies oculaires est la syphilis et se rappeler aussi que la paralysie du moteur oculaire commun est la paralysie syphilitique par excellence.

Une paralysie du III, parcellaire, parfois simplement représentée par le ptosis, peut être le signe d’une méningite syphilitique de la base, le signe annonciateur d’un tabes, d’une P. G.

Il convient donc, en premier lieu, d’examiner les réflexes pupillaires, d’examiner les réflexes tendineux, d’examiner les réactions sérologiques dans le sans et dans le liquide céphalo-rachidien.

Dans le cas où les examens ne seraient pas concluants, et si le doute persiste sur l’étiologie, le traitement d’épreuve est indiqué.

Diabète

Il faut aussi penser au diabète et pratiquer immédiatement un examen des urines.

Sclérose en plaques

Chez une femme jeune, une paralysie oculaire peut être le signe annonciateur d’une sclérose en plaques.

Sclérose en plaques

Sclérose en plaques

Encéphalite

Apparaissant chez un sujet jeune, accompagnée de fièvre et d’hypersomnie, elle peut être le premier signe d’une encéphalite.

En période d’épidémie, c’est le signe qui attire l’attention.

Une tumeur cérébrale doit toujours être soupçonnée.

Il faut enfin penser à l’étiologie vasculaire possible, lorsqu’il s’agit d’un sujet âgé, présentant des signes d’artério-sclérose.

L’ophtalmologiste ne doit s’estimer satisfait que lorsqu’il est parvenu à déceler la cause de la paralysie oculaire.

Un examen général doit être pratiqué. l’examen neurologique est indispensable, l’examen oto-rhinologique ne doit pas être négligé.

Les examens radiologiques du crâne (face et profil) doivent toujours être demandés.

Malgré le soin apporté à l’examen, il arrive souvent que le diagnostic étiologique reste en suspens.

C’est alors que le traitement antisyphilitique d’épreuve doit être systématiquement mis en jeu. Le malade doit être prévenu de la nécessité d’une surveillance ultérieure.

Une paralysie oculaire n’est jamais un symptôme négligeable.

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